Vous avez été nombreux à vous émouvoir de l'acharnement de la nouvelle municipalité à l'encontre les enfants.
1 Annulation des travaux de rénovation de l'école Prévert
Grosse déception concernant l'école Prévert. Les travaux de rénovation structurels et thermiques (portes, rampes d'accès, réfection sanitaire, ... mais également fenêtres et isolation) qui étaient initialement prévus pour cet été (la durée et l'ampleur des travaux nécessitaient une occupation à minima des bâtiments) sont annulés.
Le maire et son équipe n'ont pas suffisamment provisionné le marché, les devis sortent donc du cadre trop étroit évalué par la municipalité. De nouvelles procédures d'appel d'offres, examens des dossiers, ... remettent aux calendes grecques la réalisation de ces travaux.
Dans un élan de magnanimité, la classe du fond sera refaite par les agents municipaux (par refaite, il faut bien évidemment comprendre que les moisissures seront repeintes et les trous colmatés ...) "Emplâtre sur une jambe de bois" comme la municipalité de M. Bué qualifiait ces travaux avant qu'elle n'accède aux commandes de la commune.
Dans un élan de magnanimité, la classe du fond sera refaite par les agents municipaux (par refaite, il faut bien évidemment comprendre que les moisissures seront repeintes et les trous colmatés ...) "Emplâtre sur une jambe de bois" comme la municipalité de M. Bué qualifiait ces travaux avant qu'elle n'accède aux commandes de la commune.
Nous le regrettons sincèrement car tout était prêt et programmé depuis de nombreux mois.La CCC avait mandaté une société d'audit et de conseil pour pouvoir monter des dossiers argumentés, condition indispensable pour l'obtention de subventions, mais cette étude a été décriée par le groupe Gondecourt Demain, maintenant aux commandes et abandonnée. Cette annulation est d'autant plus préjudiciable que la réduction constante des subventions (pratique hélas très à la mode en ces temps de rigueur budgétaire) allouées à ce types de travaux risque d'engendrer un surcoût pour les Gondecourtois car plus les travaux tardent, moins ils seront susceptibles de d'obtenir des subventions aussi intéressantes que celles proposées actuellement (déjà en baisse depuis plusieurs années).
Nous invitons donc la nouvelle municipalité à passer une journée dans l'école Prévert l'hiver prochain, lorsque la lundi la température de l'école peine à atteindre les 16°c en fin de journée. Demandez à vos enfants, ils vous confirmeront. Nous espérons également qu'aucun enfant fréquentant l'école ne sera en fauteuil, car les conditions d'accès restent très difficiles (demandez aux parents qui ont réussi à accompagner leurs enfants en fauteuil).
2 - Nos impôts payent la scolarité des enfants venus de l'extérieur !
Baisse des tarifs pour les enfants venant de l’extérieur (les tarifs extérieurs correspondaient au prix de revient réel pour la commune.)
Si nous ne sommes pas opposés à cette mesure, nous avons demandé qu'elle s'applique aux communes qui jouent le jeu : il faut qu’une convention soit passée entre ces communes et Gondecourt ( que les communes extérieures subventionnent les enfants qui fréquentent une autre école et inversement, notre commune subventionne les Gondecourtois fréquentant les écoles extérieurs). M. Fernandez avait d'ailleurs déjà mis en service ce genre de pratique avec les centres de loisirs.
Sinon, ce sont les Gondecourtois qui paieront pour les extérieurs et qui inciteront ceux-ci à déserter les écoles des communes voisines (provoquant des fermetures comme à Herrin).
Pour éviter d’augmenter les impôts des Gondecourtois et de léser les autres villages qui essayent de faire vivre leurs écoles, nous insistons sur l’obligation d’accueillir les extérieurs sous réserve de conventions passés avec leurs communes d’origine.
Mais au fait, combien cela va-t-il coûter aux Gondecourtois ? Nous avons fait une rapide estimation :
Afin de rester très clairs, nous ne tiendrons pas compte des accueils périscolaires et centre de loisirs qui augmentent encore davantage les dépenses pour l'accueil des extérieurs.
Sur la base des hypothèses, 40 extérieurs en période scolaire (30 élémentaires et 10 maternelles, chiffres de 2013) :
36 semaines x 5 jours (2014) x 40 enfants : 7200 repas pour les extérieurs
Différence entre tarif 2013 (6,20€ coût réel) et coût 2014 (3,55 tarif tranche 5) : 2,65€ de plus par repas
7200x2,65 = 19080€ pour l'année
Dotation de la commune par enfant (100€ en maternelle et 200 € en élémentaire) :
10 élèves x 100€ + 30 élèves x 200€= 7000€
Soit à minima 26080€ (sans compter le périscolaire et les centres de loisirs, sachant que les extérieurs utilisent plus souvent le périscolaire)
* 280 élèves correspond à une fréquentation de 80%, 100% de fréquentation rapportent 18 900 €
3 - Le Temps d'Activité Préri-Educatif devient payant : 54€ /an !
Les activités extra-scolaires deviennent payantes (54€/an) alors que la gratuité des TAP était prévue par M. Fernandez. De plus les tranches de coefficient familial ne sont plus prises en compte. Tous payent le même prix, pas de clivages, on abandonne toute solidarité.
GTVN constate que le cadeau fait aux extérieurs s'élève à 26 080 € (plus les coûts liés aux centres de loisir et périscolaire, soit environ 51 000 €) et les recettes des TAP à 15 000 €. En laissant les tarifs extérieurs au niveau actuel, on pouvait laisser les TAP gratuites avec une marge confortable de 25 000 € supplémentaires !
4 - Une place verte défigurée ... bétonnage des espaces verts de Gondecourt et impôts supplémentaires ...
Les différents acteurs avaient été consultés pour aménager au mieux ce vaste espace. Nous avons reçu plusieurs remarques d'habitants s'inquiétant de voir un transfert du plateau sportif dans la plaine de jeux, cela sans aucune concertation. Ainsi donc exit la plaine de jeu enherbée (espace vert) qui sera bétonné pour y implanter le plateau sportif et le skate-park. La plaine de jeux libres est donc abandonnée.
Pourquoi de tels changements ?
Pour rappel, le plateau sportif devait se situer à la place de l'ancien plateau, côté école et restaurant scolaire, afin d'affirmer le caractère scolaire prioritaire sur l'ouverture tout public. Le skate park, à côté, ne se retrouvait ainsi pas devant les classes élémentaires. De plus le projet final prévoyait une maison des jeunes (le local actuel est vétuste) permettant de profiter et de réguler l'accès à ces installations.
On n'observe aucune cohérence dans les changements entrepris : plaine de jeux libres (pour jeux de ballons, pique-nique, ...) sacrifiée, le plateau sportif sort du pôle scolaire (risquant ainsi d'engendrer des conflits d'utilisation) ... Tout le monde y perd ! GTVN a demandé le respect des engagements initiaux.
De plus, et c'est là un élément financier non négligeable :
Si la municipalité réduisit le coût des travaux la place verte par rapport au dossier présenté au Département et sur lequel leurs élus ont voté l'accord de subvention, cela aura pour conséquence inévitablement une baisse de la subvention qui correspond à un pourcentage des travaux.
Deuxièmement, pour conserver la subvention, la réalisation qui doit garder l'esprit global du projet. Le cas de Gondecourt sera donc observé de près. Par exemple : le maintien de la dimension environnementale est important, avec la végétalisation du site (parc urbain).
5 - Des perspectives inquiétantes pour les écoles et le village
La révision du PLU imposant une diminution des constructions de logements ainsi que la réduction de la part de logements aidés entraîne une baisse de possibilités pour les jeunes familles moins aisées de venir s’installer sur la commune. Donc moins de jeunes familles et d’enfants accueillis sur la commune qui feront vivre commerces, associations et écoles. 2 Classes perdues en 4 ans avec un niveau de construction de 20 à 25 logements /an. La nouvelle municipalité veut réduire voire interdire la construction de certains logements. Nous prévoyons bien évidemment une perte drastique des effectifs de Gondecourtois et des fermetures de classes, voire d’école, en chaîne, sans compter un impact sur la vie associative et les commerces.
Interrogé sur le sujet, M. Bué, le maire, explique qu'il est confiant et que Gondecourt ne mourra pas demain. Certes, la commune ne mourra pas demain, mais son déclin se dessine à travers les décisions qui sont prises aujourd'hui.

