lundi 14 avril 2014

Fermeture de classe et mort du village

Fermeture de classe et mort du village


En ouvrant la Voix du Nord du 10 avril, vous avez pu lire que M. Bué déclarait à propos de la fermeture d'une classe à l'école Jacques Prévert  « Il va falloir désigner quel niveau perdra une classe. » Nous tenons à informer le nouveau maire de la commune qu'il n'a pas ce pouvoir de désigner un niveau devant fermer, cela relève de l'organisation interne de l'école. De même si la compétence d'ouverture ou fermeture de classe échoit à l'inspection académique, l'incompétence derrière ces propos sus-cités échoit, quant à elle, au premier magistrat de notre commune bien aimée.

L'anecdote prêterait à rire si elle ne mettait en avant l'un des points qui opposait les programmes des listes GTVN et Gondecourt Demain.
En effet, la baisse des effectifs dans les écoles entraîna une fermeture de classe dans l'école maternelle Charles Perrault il y a 2 ans, suivie logiquement par une fermeture (à l'occasion d'un départ en retraite) d'une classe dans l'école élémentaire (qui passera à 230 élèves pour 10 classes). La nouvelle est tombée, comme une mauvaise plaisanterie, le premier avril.


Pourquoi ferme-t-on des classes ?

Le desserrement des ménages (enfants quittant le foyer, séparation des couples, décès chez les aînés) entraîne une baisse de population pour un nombre identique de logements. On observe que malgré un nombre moyen d'environ 25 logements construits par an sur les 10 dernières années, la population est stable et des classes ferment néanmoins.  La cause ? Le vieillissement de la population généré par le manque de logements, notamment aidés et le désintéressement des jeunes Gondecourtois, contraints de se rabattre sur des communes plus accueillantes en terme de logements. 

Le groupe GTVN avait entrepris, suite à une étude projective des besoins de la commune sur les 10 prochaines années, de mettre en place un Plan Local d'Urbanisme (PLU) permettant la construction de logements, dont 30% aidés, afin de favoriser l'accueil de nouvelles familles ou le maintien de jeunes sur la commune qui les a vus grandir. Nous avions avancés les conclusions de l'étude au groupe de M. Bué qui a toujours rejeté en bloc ce PLU, n'hésitant pas à faire de sa remise en cause un argument de campagne. Moins de familles, moins d'enfants et arrêt de la place verte ... lorsque l'enfance est sacrifiée, c'est l'avenir de la commune qui est compromis.
On commence à voir les conséquences tangibles du vieillissement de notre commune que seul pouvait endiguer l'application du PLU. Nous conclurons cette partie par cette déclaration "Si on ne construit pas, c'est la mort du village" Cette allégation peut paraître un peu fort ; elle n'émane pas de notre groupe mais de l'un des conseillers de la majorité, qui espérons-le, saura faire partager son expérience au reste du groupe.



Ce que l'équipe GTVN propose :

Evidemment, fidèles à notre positionnement comme opposition constructive, voici nos propositions qui seront exposées en conseil en temps et en heure :

- Nous invitions l'ensemble de la nouvelle équipe à relire les conclusions de l'étude PLU pour connaître les besoins de la commune et les contraintes de construction (respect du cadrage imposé par le Grenelle 2, notamment).

- Appliquer le PLU sans retarder les transactions qui pourront avoir lieu entre propriétaires et promoteurs afin de pouvoir renforcer l'attractivité de la commune, accueillir de nouveaux enfants dans les écoles et éviter la fermeture de commerces.


Pour aller plus loin :

Consultez les articles relatifs à ce sujet dans la voix du Nord :