lundi 2 novembre 2015


Lorsque les caprices s’opposent au principe de réalité… (cet article n’est pas destiné à l’éducation d’enfants de 5 ans.)


Vous avez découvert et suivi comme nous, depuis cet été, le rocambolesque feuilleton de la fusion des communes. Annoncée en fanfare dans le magazine communal et relayée dans le journal local, la fusion des communes d’Herrin, de Chemy et de Gondecourt qui s’annonçait comme une évidence a pris un sérieux coup dans l’aile.

Vous avez loupé un épisode ? GTVN va vous éclairer sur les réels enjeux et motivations de cette fusion.

M. Bué, maire de Gondecourt, voyant les finances de la commune s’étioler avec l’envol de dépenses de personnel (+200 000 € / an !) et des achats aussi inutiles que couteux (maison de la place verte, achetée à une conseillère, qui vient s’ajouter aux 3 autres logements vides de la commune !), ne voyait pas d’un bon œil la baisse des dotations d’état, principaux revenus de la commune. Les nouveaux emprunts (+ 365 848 €) ne suffisant pas, le maire allait devoir se plier au difficile exercice de l’augmentation du prix des services et des impôts locaux (que lui-même fustigeait au temps où il était dans l’opposition, promettant de faire mieux … autre temps, autres mœurs …) s’il souhaitait acquérir les autres ruines des conseillers qui le soutiennent encore.

Heureusement, une idée lumineuse vint éclaircir ces sombres perspectives et dans sa grande sagacité le grand chef décida d’inviter nos frères de toujours, Cheminois et Herrinois, à rejoindre notre belle commune. Non pas pour l’argent, (car en cas de fusion les fameuses dotations ne baisseraient pas pour un temps) mais car nous avons beaucoup de points communs avec nos « frères » et tant à partager… à commencer par nos charges de personnel et nos remboursements d'emprunt !

Lors du dernier conseil municipal, M. Bué l’a bien précisé : « ce n’est pas pour l’argent », mais il faudrait quand même que la fusion se fasse avant le premier janvier 2016, date butoir ! Ah paradoxe, quand tu nous tiens !

Dans les faits, Gondecourt apporte ses dettes, ses maisons vides achetées à prix d’or et ses charges de personnel qui explosent. Belle affaire pour les Gondecourtois, affaire un peu moins intéressante pour les deux autres communes. D’autant que l’argument de la mutualisation des services jeunesse de Gondecourt n’est plus valable, cette compétence étant maintenant assurée par la nouvelle intercommunalité Pévèle-Carembault. Qui sont les dindons de la farce ?

Parlons ensuite de la méthode : on découvre, à travers deux documents distribués dans les communes de Chemy et Herrin, qu’une fois de plus, le Roi Bué veut décider seul et imposer sa volonté aux autres communes. Dans son empressement à repousser les frontières du royaume, sa majesté avait juste omis un détail … prévenir ses voisins … Seulement ici, pas de moutons de Panurge suivant aveuglément le dictat du chef suprême, les conseils municipaux des autres communes ont rejeté en bloc la proposition faite dans la précipitation et sans concertation.

Ce n’est pas nous qui le disons (notre prétendue mauvaise foi en prend un coup !), il s’agit bien d’Herrin et de Chemy, qui en toute objectivité voyaient leurs impôts augmenter et perdre le contrôle de leur commune car, statistiquement, sur 5000 habitants, 4000 étant de Gondecourt, le futur maire aurait été d’origine de Gondecourt. Un « natif », un vrai Gondecourtois comme le qualifierait un adjoint dont le livre, faute d’être vendu, a été distribué aux CM1 et CM2 de notre commune. Vous y trouverez des références aux « étrangers ». Ces étrangers ne sont pas des migrants Syriens, pas Parisiens, ni Chemynois ; l’adjoint se permet de qualifier d’étranger les non natifs Gondecourtois. Vous vous reconnaissez ? Dans tous les cas, avouez que ça donne envie pour nos amis Chemynois et Herrinois …

https://ssl.gstatic.com/ui/v1/icons/mail/images/cleardot.gifLa voie diplomatique pour la colonisation d’Herrin et de Chemy ayant échouée, la prochaine étape sera-t-elle, à l’image de la Crimée, l’annexion ?
L’histoire ne nous le dit pas, mais si le roi ne devient pas empereur, gageons que dans le secret des ateliers municipaux, on affute les lames de guillotine qui puniront ce crime de lèse-majesté. Ces péripéties relayées par la presse et moquées - à juste titre - par les autres villages ne doivent pas nous faire oublier  que si les murs de la mairie tremblent encore de la royale – qui aurait pu être impériale ! – colère du premier magistrat, c’est une fois de plus l’image de notre commune qui s’en trouve dégradée.

Bien évidemment, les éléments évoqués dans cet article se basent sur des éléments vérifiables en conseil municipal dont voici les principaux faits dont nous vous laissons juge.


1 – Augmentation de la dette et des frais de personnel :




2 – Achat de la maison d’une conseillère (dont nous découvrîmes qu’elle était la propriétaire seulement lors du conseil municipal !) :

Le conseil municipal du 31 mars a entériné quelques décisions qui impactent et impacteront durablement les finances de la commune :

 « Maitrise des dépenses … Votre argent respecté, chaque € de GONDECOURTOIS bien utilisé…. »
« Nous n’avons que peu de visibilité pour les subventions »


  • 1.      La dette qui explose, + 56% en un an ! Nos enfants paieront ?
  • 2.      Une « petite » prime pour le  DGS : plus de 20 000 € Merci aux Gondecourtois !  Bientôt des parachutes dorés à Gondecourt ? Et vous, quel est le montant de votre prime ?
  • 3.      Des dépenses immobilières inutiles et exorbitantes : 155 000 € + travaux alors que 3 logements sont disponibles (stade Terray, Stade Lagrené, Salle polyvalente). Sachant qu’on peut acheter des maisons neuves à 160000 €, appréciez le talent de négociateur du maire ! Vous aussi vous avez des ruines à vendre ? La commune achète, les Gondecourtois payent !
  • 4.      Une balayeuse au détriment de la réinsertion. (n’oubliez-pas de soulever vos voitures pour que la balayeuse puisse balayer en-dessous …) Pas de plan d’amortissement.


3 – Lettres envoyées aux Chemynois et Herrinois : 


4 – Extraits du livre (distribué aux CM1 et CM2) de G. Lêvecq, adjoint de M. Bué.